Son numérique

Cet article traite des aspects du son numérique au cinéma.



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Son numérique - Technique cinématographique

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Cet article traite des aspects du son numérique au cinéma.

Le Dolby NR, réducteur de bruit

Le son numérique est en premier lieu apparu au cinéma dans la phase de post-production du film. Les formats numériques permettaient alors pour la première fois de dupliquer, manipuler, remonter l'information sonore sans perte de qualité. Une fois le mixage final terminé, le son était alors reporté de manière analogique sur la pellicule.

De manière parallèle, se développait le mixage multicanal, qui sert à reproduire un son ambiant avec plusieurs enceintes acoustiques. Cette avancée technologique s'est fixée sur la reproduction avec 5 enceintes disposées autour du spectateur : deux positionnées de manière frontale qui reproduisent la stéréo, deux qui leur font face et qui sont localisées derrière le spectateur et enfin une enceinte centrale qui a pour tâche de retranscrire les dialogues. Ce découpage de l'espace sonore permet alors au mixeur de penser le son du film en trois dimensions. Cela dit, la reproduction d'une somme d'informations aussi importante nécessite des capacités de stockage assez élevées.

Les laboratoires britanniques Dolby avaient dans les années 70 développé un réducteur de bruit (Noise Reduction) qui permettait de "nettoyer" les reproductions sonores analogiques de certains bruits parasites qui se faisaient entendre du fait de l'usure de la bande

Le CDS

Le LC Concept

Le Dolby Digital

Néanmoins, la reproduction des fréquences est limitée avec ce dispositif et , à l'écoute, le son peut paraître étouffé, ou alors "retenu". La numérisation du signal Dolby SR le transforme en Dolby SRD (pour Digital) et assure une durée de vie plus longue à l'information enregistrée, mais le problème de limitation demeure. Le signal est limité à 7kHz pour les enceintes arrières. Les ingénieurs britanniques développent alors le Dolby Digital (Dolby numérique) qui sert à reproduire la totalité des fréquences audibles par l'oreille humaine sur cinq enceintes différentes avec un encodage numérique positionné directement sur le film. Ce signal est inscrit sous la forme de carrés fourmillants noir et blanc positionnés entre chaque perforation de la pellicule. La reproduction sonore est excellente et permet une réelle immersion dans un univers sonore tridimensionnel.

En 1992, Batman Returns (Batman, le défi) de Tim Burton, est le premier film à bénéficier du son multicanal numérique encodé en Dolby Digital.

Le DTS

Cela dit, les laboratoires britanniques vont devoir faire face à un concurrent américain qui a développé un dispositif identique de codage numérique de l'information. Ce laboratoire est DTS (Digital Theater Systems). Les ingénieurs américains réalisent la même opération que leurs homologues britanniques et réussissent à reproduire le son sur cinq enceintes différentes avec une qualité remarquable. Le signal est ici enregistré sur un CD qui est piloté par un code-barres enregistré sur la pellicule. Ce code-barres est inscrit de manière parallèle à l'image et peut ainsi co-exister avec le codage Dolby. Il est la copie presque conforme d'un dispositif français le LC Concept.

En 1993, le film Jurassic Park de Steven Spielberg est le premier à bénéficier de ce format sonore.

La seule vraie différence entre ces deux labels est le taux de compression de l'information audio : la technologie Dolby compresse davantage le signal que la technologie DTS. Par conséquent DTS propos une meilleure reproduction sonore (plus fidèle à ce que l'ingénieur du son avait en tête), ainsi qu'une plus grande dynamique. Avis aux oreilles averties…

Le SDDS

Les formats 6.1

Il reste toujours une étape dans les innovations des ingénieurs britanniques et américains avec la naissance de Sony dans la course. Le constructeur japonais lance le SDDS (Sony Dynamic Digital Sound), standard qui sert à reproduire un son multicanal sur sept enceintes différentes. Les Britanniques réagissent avec le Dolby Digital EX qui ajoute un canal derrière le spectateur selon un procédé qu'ils ont déjà utilisé par le passé, le matriçage. Ce dispositif permet bien entendu de lire un signal encodé en Dolby Digital EX, mais également de créer un "faux" signal EX avec la stéréo des enceintes arrières utilisées par le Dolby Digital classique.

En 1999, le film de George Lucas, Star Wars : épisode I - La Menace fantôme (The Phantom Menace) est le premier long-métrage à bénéficier de ce dispositif d'encodage.

Les Américains lancent quant à eux le DTS-ES Discrete et le DTS-ES Matrix. Ces deux dispositifs permettent de rajouter un véritable canal arrière (DTS-ES Discrete) ou d'en créer un de manière artificielle avec un signal DTS classique (DTS-ES Matrix).

Le son analogique optique demeure une valeur sûre

Le standard de Sony, quoique présent sur de nombreuses affiches de cinéma ainsi qu'à de nombreux génériques, semble être un échec commercial, les équiments de salles étant onéreux pour un résultat comparable à celui du Dolby ou du DTS.

Malgré toutes ces innovations technologiques, le son stéréo analogique est toujours présent sur les copies d'exploitation des salles de cinéma, car un quelconque défaut du signal numérique entraînerait une rupture totale de la reproduction sonore, plongeant la salle dans le silence. Pour remédier à ce cas de figure, le son stéréo analogique optique est conservé à titre de sécurité.

Le THX

Pour finir, un dernier point à propos du décryptage des logos qui décorent la fin des génériques de films : le logo THX correspond à un gage de qualité et non à un format ou à un standard sonore. Cette marque appartient à George Lucas et veut dire uniquement que le film (ou la salle) a bénéficié d'un contrôle technique de la part des laboratoires californiens de Lucasfilm Ltd.

Le contrôle technique peut s'appliquer à n'importe quel appareil ou système diffusant un film (qualité de l'isolation d'un cinéma, acoustique de la salle, taux de réflexion des murs localisés près de l'écran, qualité des enceintes, du projecteur, de l'écran, qualité de l'amplificateur Home-cinema, du téléviseur, ... ) et veut dire uniquement que le film a passé brillamment tous ces tests ou que la salle est agréée THX. Ce nom vient du premier film réalisé par George Lucas : THX 1138.


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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 07/04/2010.
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